Salon-de-Provence · c'était le 3 octobre 2026 Cinq équipes, onze heures, cinq projets.

Préserver aujourd'hui, garantir demain. Ensemble.

Trente-trois habitants, étudiants, entrepreneurs et professionnels de l'eau se sont réunis une journée entière pour répondre à une question simple et vertigineuse : comment garantir l'eau du Pays Salonais en 2050 ? Voici ce qu'ils ont produit.

QuandSamedi 3 octobre 2026 · 9h – 20h
Accueillis parFamille Ravoire, Salon-de-Provence
Participants33 personnes, 5 équipes
Résultat5 projets défendus devant un jury

Ce que la journée a produit

Cinq équipes.
Cinq projets.

Les équipes ont été constituées sur place, le matin même, volontairement mélangées : personne n'est resté avec ses collègues. Onze heures plus tard, chacune défendait son projet devant un jury — sous un nom qu'elle s'était choisi dans la journée. Les voici, dans l'ordre des groupes.

Groupe 1 · Eau’ptimiseur

Recycler les eaux usées pour la chasse d'eau

Récupérer les eaux grises du logement — douche, lavabo, lave-linge — pour remplir le réservoir des toilettes. Un geste invisible, répété plusieurs fois par jour et par foyer.

Groupe 2 · Eau’ciel

Un échange entre agriculteurs des deux rives

Mettre en relation les agriculteurs du Pays Salonais et ceux du nord de l'Afrique, qui affrontent depuis longtemps la sécheresse que nous découvrons, pour partager les pratiques qui marchent.

Groupe 3 · Shad’eauks

Une base de données hydrométriques départementale

Rassembler les mesures d'eau du département en un seul jeu de données, pour construire des scénarios et donner aux décideurs de quoi anticiper plutôt que subir.

Groupe 4 · Flamb’eau

Un Erasmus agricole avec le Burkina Faso

Des échanges longs entre exploitations françaises et burkinabè, pour rapporter et adapter ici des solutions durables éprouvées là-bas.

Prix du jury Groupe 5 · La PIA

Des capteurs sur les vannes d'arrosage de la ville

Équiper le réseau d'arrosage municipal de capteurs qui commandent l'ouverture et la fermeture des vannes selon la météo réelle. On n'arrose plus parce que c'est l'heure, mais parce que les plantes en ont besoin — et la ville cesse d'arroser sous la pluie.

Pourquoi ce projet ? Le jury a retenu ce projet pour sa simplicité de mise en œuvre, son effet mesurable dès la première saison, et le fait qu'il s'appuie sur un réseau qui existe déjà.

La suite

Nous l'avions annoncé avant la journée et nous le maintenons : au moins un de ces projets sera accompagné pour voir réellement le jour sur le territoire. Si l'un d'eux vous parle — comme porteur, comme partenaire ou comme collectivité — écrivez-nous.

Pourquoi ce projet

Ce territoire a déjà résolu ce problème une fois

En 1554, un ingénieur de Salon-de-Provence nommé Adam de Craponne regarde la Durance — une rivière qui inonde l'hiver et s'assèche l'été — et décide de la dompter plutôt que de la subir. Son canal transforme le désert de pierres de la Crau en l'une des terres les plus fertiles de France.

Cinq siècles plus tard, son canal fournit encore près de la moitié de l'eau du robinet salonais. Mais le contexte a changé : la neige des Alpes qui alimente la Durance se raréfie, les étés s'allongent, et la ressource baisse.

2026 marque les 500 ans de la naissance d'Adam de Craponne. La Jeune Chambre Économique de Salon-de-Provence a choisi de fêter cet anniversaire autrement que par une commémoration : en remettant les habitants au travail sur la même question que lui.

40 %C'est le déficit d'eau douce que l'ONU estime possible à l'échelle mondiale d'ici 2030, entre besoins et ressources disponibles.
70 %de la recharge de la nappe de la Crau vient de l'irrigation des prairies — pas de la pluie. Cette nappe alimente 300 000 personnes en eau potable.
45 %de l'eau potable de Salon-de-Provence passe encore aujourd'hui par la prise du canal creusé en 1554.
La question posée

Dans le Pays Salonais, l'eau vient presque entièrement de la Durance, alimentée par la fonte des neiges des Hautes-Alpes et acheminée par les canaux de Craponne. Avec la baisse de l'enneigement, la ressource diminue. Comment réduire durablement notre consommation d'eau face à cette raréfaction ?

C'est quoi, un hackathon ?

Le mot fait peur.
La journée, beaucoup moins.

Un hackathon, c'est une journée pendant laquelle des gens qui ne se connaissent pas se réunissent pour s'attaquer à un problème concret. On forme de petites équipes, on part d'une page blanche le matin, et le soir chacune présente une idée construite.

À dire tout de suite

Il n'y a aucune compétence technique requise. Ni ingénieur, ni informaticien, ni spécialiste de l'eau. Les meilleures idées viennent souvent de ceux qui regardent le problème avec un œil neuf : un habitant, un lycéen, un agriculteur, un commerçant. Ce qu'on vous demande, c'est de la curiosité et une journée.

On se rencontre

Accueil, mise à niveau sur les enjeux de l'eau du territoire, puis constitution d'équipes volontairement mélangées.

On cherche

Ateliers collaboratifs et créatifs. On fait sortir les idées, beaucoup, sans filtre, avant de choisir celle qu'on veut creuser.

On fabrique

L'idée devient un projet : à quoi elle sert, pour qui, comment elle marche. Des experts de l'eau et de l'innovation passent de table en table.

On pitche

Chaque équipe présente son projet devant un jury, en quelques minutes. Puis on trinque tous ensemble.

Et c'est ce qui s'est passé. Le 3 octobre, cinq équipes se sont formées le matin même et ont présenté cinq projets le soir. Les voici.

Le déroulé

Onze heures, et aucune minute perdue.

Voici comment la journée s’est déroulée, pauses et repas compris. Les horaires ont bougé de quelques minutes ici et là — on s’est adapté au rythme des équipes — mais l’ossature est bien celle-là.

Bon à savoir

La partie travail se termine à 17h40. Ce qui suit — les pitchs, les résultats, le cocktail — c’est la récompense, pas du travail en plus.

Pour qui

Qui est venu

La journée était ouverte à tous les habitants du Pays Salonais, quels que soient leur âge et leur profil. C'était même le principe : plus les regards sont différents, meilleures sont les idées. Le pari a tenu.

Les habitants

Vous vivez ici, vous voyez le territoire au quotidien. C'est exactement le point de vue qui manque le plus souvent aux experts.

Les lycéens et les étudiants

Dès 15 ans. C'est votre avenir qui se joue dans ces décisions — et une belle ligne à raconter par la suite.

Les associations

Environnementales, éducatives, de quartier : vous connaissez le terrain et les gens. Venez proposer, animer, mobiliser.

Les entreprises et les experts

Pour apporter votre savoir-faire, accompagner une équipe, rejoindre le jury ou soutenir l'événement.

Merci

Rien de tout ça
sans eux.

Une journée comme celle-là ne tient pas toute seule.

Famille Ravoire nous a ouvert ses portes : une salle, des tables, du café, et la confiance de nous laisser y passer la journée.

Le SMAVD et Vilivia sont venus poser les vrais chiffres du territoire le matin — les ordres de grandeur, les contraintes réelles, ce qui est possible et ce qui ne l'est pas. Sans cette heure-là, l'après-midi n'aurait produit que des intentions.

Nos quatorze partenaires ont rendu la journée possible, financièrement ou en nature. Les bénévoles de la Jeune Chambre Économique l'ont portée pendant des mois.

Et surtout : trente-trois personnes ont donné leur samedi pour imaginer autre chose. C'est la seule chose qui ne se remplace pas.

Une question sur la journée ou sur l'un des projets ? Écrivez-nous à salondeprovence@jcef.asso.fr

Se préparer

Le module reste en ligne

Nous avons préparé un module en ligne gratuit : « L'Or Bleu en Provence ». Il raconte d'où vient notre eau, qui la consomme, comment Adam de Craponne a déjà transformé ce territoire, et par où passent les solutions d'aujourd'hui.

Il a servi à préparer les participants avant le 3 octobre. Le hackathon est passé, le module reste : il est toujours accessible, gratuitement, à qui veut comprendre d'où vient l'eau de ce territoire.

Quatre modules courts, des chiffres sourcés sur notre territoire, et un quiz pour vérifier ce qui est resté. À faire quand vous voulez, depuis un ordinateur ou un téléphone.

Infos pratiques

La journée en bref

Date et horaires
Samedi 3 octobre 2026De 9h à 20h, journée complète
Lieu
Famille Ravoire340 rue du Remoulaire
13300 Salon-de-Provence
Participants
33 personnes, dès 15 ansHabitants, étudiants, entrepreneurs et professionnels de l'eau
Équipes
5 équipes constituées sur placeVolontairement mélangées : personne n'est resté avec ses collègues
Au programme
Acculturation par le SMAVD et Vilivia, ateliers collaboratifs, conception des projets, pitchs devant un jury, cocktail de clôture
Contact
salondeprovence@jcef.asso.fr

Et maintenant

Les projets existent.
Reste à en faire quelque chose.

Adam de Craponne n'a pas attendu qu'on lui apporte la solution. Cinq siècles plus tard, cinq équipes s'y sont remises en une journée. La suite demande davantage qu'un samedi — et elle commence par un message.